TradCan va disparaître

Samedi 13 avril, dans l’après-midi. Comme chaque jour, je relève les stats de la radio. Fournies par Radionommy sur la base de celles de Google, elles indiquent que les heures d’écoute de la journée d’hier ne s’élèvent qu’à 85. La moyenne des 30 derniers jours est tombée à 120. C’est sur cette moyenne que Radionomy se base pour, lors de ses contrôles deux fois par an, supprimer les radios dont la moyenne est inférieure à 130. Si le contrôle avajt lieu maintenant, TradCan disparaîtrait dès demain.
Bon, écoutons un peu la radio pour vérifier si tout se passe bien (je ne le fais plus tous les jours). Après l’inévitable pub, voici la musique … avec des microcoupures d’environ une seconde, irrégulières, un peu gênantes bien sûr. On se dit que les auditeurs actuels sont bien patients, mais que ce pourrait quand même être une des raisons de la baisse d’audience.

Après sa création en septembre 2008, TradCan atteint durablement une moyenne de 300h à partir de décembre 2010. A partir d’octobre 2012, on observe souvent des pics qui dépassent les 500h. De mai 2016 à novembre 2017, c’est la période faste : des moyennes entre 700 et 800, plusieurs pics dépassant les 1000h et même un, fin juillet 2016, qui frôle les 2000h.

Après cette période, on en revient à 200-300h de moyenne. La raison est probablement à trouver dans les très nombreux problèmes techniques de la plate-forme Radionomy fin 2017, qui ont forcé les webradios au silence pour des durées très variables, parfois plusieurs jours. Depuis lors, il n’y a plus d’auditeurs des pays asiatiques ni africains. Le 15/11/18, Radionomy cesse d’émettre aux USA (en résumé : c’est l’effet du protectionnisme américain). Après cette nouvelle (petite) baisse, depuis le mois de février de cette année, les chiffres diminuent dangereusement, frôlant la limite des 130h et désormais la franchissant dans le mauvais sens.

Les problèmes à répétition de Radionomy, mais aussi l’apparition de nombreuses autres webradios (voyez donc sur Radionomy la liste des dizaines de radios ayant “folk” dans leur nom) expliquent sans doute la situation.

Alors, soit on prend le taureau par les cornes et on écoute TradCan ne fût-ce qu’une demi-heure par jour, ce qui ne vous empêche pas de proposer des modifications au programme de la radio, soit on laisse aller, fatalistes …

Vous avez fait votre choix ? (commentaires bienvenus par e-mail, comme d’hab)

Marc Bauduin