Ce manuscrit, c’est comme le loup blanc de nos Ardennes. Tout le monde en parle et il a bel et bien disparu par négligence et incompétence de nos services culturels. Un autre cas très similaire vient de se (re)produire à Liège avec un manuscrit de contredanses. Je vous conterai cette nouvelle joyeuseté tragique à plus ample informé.

Jean-Henry Lambert est violoneux et habite en 1820 à Journal-Champlon, en Ardenne.

Son aide-mémoire est retrouvé par Monsieur Banneux et fait l’objet en 1930 d’une très partielle publication dans : La Vie Wallonne (11ème année, n°4, CXXIV, 15 décembre 1930). Cinq danses y sont publiées en fac-simile.

Le Musée de la Vie Wallonne à Liège reçut encore 5 pages sous forme de photos. Et puis basta, que faire de ces autres vieilleries. Personne n’eut l’idée de demander à Monsieur Banneux la copie du reste du manuscrit. La relique a disparu et, au mieux, traîne sur une étagère.

Il nous reste donc 10 pièces qui nous apportent divers renseignements quant à ce qui se dansait en 1820 en Ardenne.

Le violoneux cite le nom des danses : valse et non plus waltz, maclote, maculotte, contredanse, amoureuse et anglaise. Ces seuls renseignements, joints à l’analyse du Houssa, contredisent l’idée de nombre de groupes de danse qui tiennent à danser des “petites danses”, alors que les manuscrits attestés citent contredanses, anglaises, maclotes, amoureuses, valses.

Les références du Musée de la Vie Wallonne de Liège sont :

1. La vie wallonne, 11ème année, n°4, CXXIV, 15 décembre 1930 et

2. 44.108 pour les 5 photos.

Voici une contredanse rarement jouée parce que tout simplement la photo de 1930 a égaré ses lignes. Il est donc permis aux esprits tâtillons de contester telle ou telle note. Il n’y aura personne pour les contredire.

Albert Rochus